Dans le Journal d’Aigues-Vives Septembre 2010 n° 83 page 7, vous trouverez un article intitulé « CADRE DE VIE » - Aigues-Vives et la pierre de Junas. Cet article, à grand renfort de communication, annonçait que sur 10 communes intéressées, et sur 20 projets proposés seuls 5 étaient retenus, dont moi » la Fontaine » de votre jardin public.
Comme l’écrit un ancien colistier du maire, Denis Goellner, les artistes de la pierre m’ont imaginée en » une avant de bateau , avec une proue sculptée d’où jaillirait de l’eau pour les enfants pouvant s’assoir à l’intérieur sur des bancs en pierre ».
Le marché était pourtant très simple : La municipalité payait les pierres, mais le travail de ma réalisation était gracieux. Il a commencé le week-end du 4 juillet 2010…
Le transport était à la charge de la municipalité d’Aigues-Vives.
Depuis plus de 7 ans, j’attendais que la municipalité Aigues-Vivoise vienne me chercher et se décide à m’amener au jardin public.
Plus de 7 longues années se sont écoulées, votre municipalité m’a totalement abandonnée, mes divers lourds morceaux fixés sur des palettes en attente de transport. Certains enfants, tout en s’amusant sur moi, m’ont cassée, ébréchée, même le bois des palettes s’est détérioré. Le temps s’éternisait, le froid, le chaud pesaient sur moi, j’ai pris mon mal en patience, j’ai eu le temps de me patiner naturellement. De couleur blanche, je suis devenue gris foncé.

Fontaine d’Aigues-vives abandonnée à Junas par la municipalité de M. REY
En pleine déprime, je suppliais les visiteurs afin qu’ils interviennent auprés de la municipalité d’Aigues-Vives pour que l’on m’amène dans mon pays. Hélas ! Anne, ma sœur Anne, je ne voyais rien venir !
Lors d’une visite fortuite d’Aigues-Vivois dans les carrières de Junas, ils ont été interpellé par un habitant local, qui leur a demandé de bien vouloir relancer la mairie afin de me faire m’enlever car je gênais au milieu des carrières.
Cet habitant de Junas, comme le confirme l’un de mes réalisateurs à enfin donné les véritables raisons de mon abandon. : La municipalité Rey ne « voulait pas payer mon transport de Junas à Aigues-Vives ! »
Ce secret révélé, la municipalité d’Aigues-Vives s’est brusquement réveillée…
Fin mai 2017, un des responsable du projet, joint au téléphone a confirmé qu’une demande de devis, englobée avec d’autres devis ( ? ), venait -enfin- d’être faite afin d’ essayer de me rapatrier.
Finalement je suis arrivée dans mon village mi-juin 2017, je suis déposée dans un coin de l’arrière de l’agrandissement du jardin public, à travers le portail vous pourrez m’apercevoir.
J’ose espérer que je ne vais pas encore attendre des années avant d’être installée sur le bassin du parc du jardin public. Ce dernier est actuellement rempli de terre qu’il va falloir maintenant extraire pour m’installer.
Je ne doute pas un seul instant que, dés ma mise en place, afin de se pardonner de ce lâche abandon dés ma naissance, le maire d’Aigues-Vives et sa municipalité organiseront une inauguration en grande pompe, un apéritif (un de plus) qui sera offert aux Aigues-Vivois, avec petits fours variés, fougasses, vin a volonté…
Pour mémoire, rien qu’en fêtes et cérémonies diverses, M. REY a dépensé 139 708 € de votre argent, entre 2011 à 2016.
Je souhaite ardemment que les musiciens de Jazz de Junas ne soient pas des ingrats et viennent jouer gratuitement à Aigues-Vives compte tenu que, vous, les Aigues-Vivois, avaient été particulièrement généreux avec eux, tout en sachant que plus de 13 000 € de subvention pris sur vos impôts ont été versé au festival de Jazz à Junas sur décision de la municipalité REY. C’était, il est vrai, l’époque des « grands amours » avec Junas.
Des photos, bien sûr, seront prises pour immortaliser cet instant et seront insérées comme habituellement dans un prochain Journal d’Aigues-Vives sur papier glacé, tout à la gloire de notre municipalité.
Chacun aura pu s’apercevoir que, depuis des années, modestie oblige, M. le maire, apparemment « accro » aux photos avantageuses de sa personne, n’hésite pas à se mettre en avant au point, par exemple, d’être 7 fois en bonne place dans le Journal d’Aigues-Vives n° 109.
En revanche, il est étrangement discret sur les dérives de sa gestion, ses multiples procès perdus (voir le site du journal indépendant d’Aigues-Vives), son record de rappels à ses obligations légales de transparence émis par la CADA et sur l’argent public qu’il dépense à des fins personnelles…
Vu ses agissements on aimerait que M. le Maire fasse preuve d’un peu plus d’humilité.. Il est en effet difficilement concevable qu’il ne soit pas au courant de ses propres bilans qu’il a obligatoirement le premier entre les mains !
Votre petite fontaine qui vous aime malgré tout.